21.04.2010

Savoir Vivre et Etiquette

 

 

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Je fais souvent ce rêve, étrange et pénétrant, d'un moment de solitude extreme.

Je suis nue dans un métro bondé, je me produis sur la scène de Baltard un soir de prime sans savoir quoi chanter, je suis aux commandes de l'A380 sans aucune notion de navigation.

Ces divagations de mon sommeil paradoxale me pèsent souvent jusqu'à une heure avancée de la journée jusqu'à ce que je me sois bien assurée que je porte un jean par dessus mon string, que ce soir sur M6 il y a Médium et qu'on n'attend pas après moi et que je ne me suis pas entrainé ainsi qu'une flopée d'innocents dans un crash terrible. Fastoche.

 

Il semblerait cependant que certaines personnes ne soient pas émues le moins du monde par le Ridicule assassin. Ils ne plient ni ne cassent, même confondus dans les plus angoissantes situations gênantes.

Un exemple concret et glaçant : le concept dit de l'Etiquette.

Il semblerait, que dans une galaxie fort fort lointaine, il soit de bon ton d'afficher une grossière étiquette encore attachée au vêtement. Cette dernière doit SUBTILEMENT et GRACIEUSEMENT pendouiller de votre col et afficher un prix prohibitif de rigueur.

 

C'est la fin du monde. Allons tous nous immoler sur l hôtel du bon gout ( avec style) afin de ne plus avoir à souffrir cela, car NON ceci n'est pas une négligence stupide, il s'agit bel et bien d'un fait exprès!

Et la l'angoisse monte comme dans un bon Shyamalan : il existe donc des gens capable d'une telle faute de bienséance?

 

La triste réponse nous guette inexorablement : la preuve en image.

Les mots me manquent lecteur.

Je prie pour leur salut modesque ....

 

Lo

 

 

 

 

06.03.2010

Fashion Weak ...

Force est de constater, avec tout le bon sens du monde, que chaque semaine de la mode parisienne draine une pantomime de créatures grotesques, un flot de sacrés marrants, une marée de grands blagueurs de la mode.

Si le ridicule pouvait tuer, le jardin des Tuileries aurait certainement des airs de Marengo des mauvais jours.

Voici, pour le bonheur des âmes voyeuses, un florilège de looks pathétiques, une litanie d' 'au-secours-à-l'aide-niiion-pas-ça' ,une sélection malsaine des pires cauchemars que nos joyeux apprentis 'schmatologues' ont soumis à nos pauvres yeux stigmatisés.

 

Cela se passe de commentaire.... ou pas?

CARNAVAL !!!

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Lo

 

 

 

 

 

11.10.2009

Jim échoue ...

 

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J'ai fait un mauvais rêve....

Mon chausseur fétiche, symbole de qualité et d' excellence se bradait dans une collaboration bas de gamme avec l'un des géants de la grande distribution...

Manolo chez Target? Louboutin pour Monop' ? ARRRRRRGHHHHH!

Pire hélas...

Jimmy Choo pour H&M. Quel intérêt? Mademoiselle Tamara Melon, pourquoi?

Pourquoi niveler vers le bas l'image de votre marque en l' associant au roi du "made-in-low-quality" alors que l'essence même de Jimmy choo est une manufacture parfaite et des peausseries de grande qualité qui lui confère un je-ne-sais-quoi d'extraordinaire presque dur à définir.

Cette subtilité est soudain noyée dans la vulgarité outrageante de la sélection proposée chez H&M, entre autres les fameux stilletos zébrés/cloutés/strassés dont même Lady Gaga ne voudrait pas...

On est loin du clin d'oeil populaire de Karl éditant des T-shirt à son image ou de Madonna avouant financer sa tournée à grand renfort de jogging lamés. Dans le cas présent, on se trouve dans le mépris de l'excellence et le rendant trop accessible. Les novices tiendront dans leurs mains l'odieuse sandale bleue électrique en se disant: "C'est donc cela Jimmy Choo? Pas de quoi casser sa tirelire en effet..."

On ne peut pas gagner à tout les coups, parfois Jim échoue....

 

Lo

 

27.06.2009

L.V. se prend une veste...

On ne sait pas trop ...

On n'a pas encore tout à fait compris l'idée...

On sait que la mode est un moyen de sublimer et faire rêver les femmes. On ne pensait pas qu' une certaine pièce de la collection A/H 2010 de Louis Vuitton par Marc Jacobs, servirait plutôt de trois-pièces-cuisine aux jumelles Olsen.

Marc, il nous faut une expilcation.

Perdue dans une collection glamour et féminine à souhait, voici venir l' improbable vêtement aux proportions gigantesques.

 

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photo: Citizen K juin- juillet 09

 

On imagine mal Victoria Beckham, pourtant figure de proue des tendances et amie du créateur, se pavaner sur les tapis rouges avec ce bel habit de lumière.

 

Alors Marc!! WHY?

Que t'en semble, lecteur?

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13.05.2009

MW-What Have You Done? It's Boring!

 

 

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Visionnaire

La collection printemps sortie le 23 avril a crée la surprise. Des couleurs tapageuses, des imprimés délirants à mi chemin entre  les années 80 et Miami, des strass et paillettes combinés à un côté plus rock, et surtout des coupes bien senties aux finitions parfaites. Un vrai petit bijou que cette rencontre entre MW et H&M!

Les “fashionistas” profitent de cette frénésie pour revendre quelques pièces de la collection trois fois leur prix sur ebay. On retient son souffle en attendant le deuxième partie de la collection le 14 mai. Le 7, le site H&M dévoile le spot publicitaire de la collection été. Sensationnel. Il entame un bras de fer avec Karl. Prétentieux vous avez dit? 

L’adrénaline monte à mesure que les jours passent, chacun veut posséder sa pièce MW quitte à se ruer à l’ouverture  des magasins. 

Elles sont là, animales, suantes, agressives, mesquines, égoïstes...

Très prétentieuse oui, que cette dernière collection. A croire que “beach” rime avec “cheap”. Les tissus grossiers ont été manifestement sublimés par la beauté de Daria Werbory et la qualité des photos.

Elles seront des milliers à affirmer leur individualité, leur “colorful power” sur les plages cet été. Oui, “we need a change!”


 Chris

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05.05.2009

Non Merci

 

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"J'ai ce que j'ai donné".


Fier d'avoir conceptualisé le concept de la conceptualisation ,le multiplex concept store Merci (111 bd Baumarchais 75003) se positionne avec éclat comme le fer de lance d'une communauté boboisée à outrance et bourrelée de remords face à la misère du monde.

A l'instar du Bal de la Rose et autres "charity", les profits sont reversés aux démunis des PED. Seulement ici ,point de bijoux outrageux ou de pianos d' Elton, mais des tables en bois a plusieurs milliers d'euros, des éléments de cuisine aux prix non moins prohibitifs et une mode femme d'une pauvreté affligeante. Les achats font du corner "créateur" un copier/coller d'un Sandro-Maje lambda majoré de la taxe "bobo".

On craint de voir s'ouvrir un rayon épicerie ou trônerons avec suffisance des sacs de farine à 500 euros le kilo.

Merci ne possède ni la créativité d'un Colette, ni le fun d' un Kitson. Il alimente le folklore de la génération Bonpoint qui, devenue adulte et responsable, s'habille en... Pas grand chose en somme, mais en très très cher!


On regrette juste de ne pouvoir réaménager les lieux a des fins personnelles et glamouriser l'espace.


Rien n'est cependant perdu, les moeurs ayant changé, on ne dit plus "aveugle" mais "non-voyant".

On ne tousse plus, on dit "non-fumeur".

On ne dira plus "n'en jetez plus la coupe est pleine", on dira juste poliment: "non Merci".


Lo